
La Syrie refuse de céder à l'AIEA des matières nucléaires d'un site bombardé par Tsahal
La Syrie a publiquement confirmé détenir des matières nucléaires héritées du régime Assad, au terme d'une conférence de presse commune avec le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, tenue ce mardi.
Grossi a annoncé la découverte de « tonnes de matières nucléaires qui pourraient être utilisées à mauvais escient » sur un site non déclaré en Syrie. Damas avait volontairement informé l'agence en juillet et autorisé ses inspecteurs à y accéder. Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assad al-Shaibani, a confirmé la possession de ces matières lors de la conférence de presse, précisant qu'elles « resteront en notre possession : c'est notre droit de les utiliser à des fins civiles ».
Al-Shaibani a ajouté que ces matières demeureront sous garde syrienne, sous réserve des garanties de l'AIEA, et a affirmé que la Syrie « revendique son droit souverain et légal à un programme nucléaire pacifique ».
Ces matières sont liées au réacteur d'Al-Kibar, que Tsahal a frappé en 2007. Ce réacteur aurait été construit avec l'aide de la Corée du Nord.
Malgré les inquiétudes suscitées par le volume des matières et leur caractère longtemps non déclaré, Grossi a adopté un ton conciliant à l'égard de Damas. « Nous tournons maintenant la page sur le passé », a-t-il déclaré, estimant que la Syrie avait retrouvé sa place en tant qu'État pleinement conforme.
Selon le Times of Israel, le ministre syrien a précisé que ces matières ne présentent pas de danger et resteront sous garde syrienne dans le cadre des garanties de l'AIEA.

