
La Syrie conclut un accord pour démanteler son site nucléaire clandestin sous l'égide d'Israël
Le nouveau gouvernement syrien a conclu, avec l'aide d'Israël et de Washington, un accord pour démanteler son programme nucléaire clandestin. Selon Axios, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) s'apprête à retirer des matières nucléaires stockées dans un site clandestin syrien. L'accord trilatéral associe les États-Unis, Israël et la Syrie, désormais dirigée par un gouvernement islamiste depuis la chute du régime de Bachar el-Assad.
Israël surveille simultanément avec inquiétude l'expansion militaire de la Turquie en Syrie, alors que Damas reconstruit ses capacités militaires. La Syrie a conduit son premier exercice aérien impliquant des chasseurs depuis la chute de Bachar el-Assad, près de la frontière turque, accompagné d'un hélicoptère militaire turc. La principale préoccupation de Jérusalem porte sur un éventuel déploiement de systèmes de défense aérienne turcs susceptibles de restreindre la liberté d'action de l'armée de l'air israélienne au-dessus de la Syrie et sur le corridor stratégique vers l'Iran.
Jérusalem a tenu Washington informé de ces développements. Un haut responsable de la sécurité israélienne a déclaré : « Nous surveillons de près les événements en Syrie et partageons nos préoccupations avec nos alliés. »
Des rapports indiquent que la Turquie aurait conseillé à la Syrie et au Liban de conclure des accords avec Israël, non pas comme objectif final, mais pour gagner du temps, se renforcer et préparer une future confrontation.
La Turquie, l'Arabie saoudite et le Pakistan ont formé un nouveau cadre de défense mutuelle fondé sur un principe analogue à l'article 5 de l'OTAN : toute attaque contre l'un des trois membres serait traitée comme une attaque contre tous.

