
Photo : Gary Todd
La procureure générale refuserait au Shin Bet d'interroger 4 dirigeants arabes pour ingérence électorale
Le chef du Shin Bet, David Zini, a demandé à la procureure générale, Gali Baharav-Miara, l'autorisation d'interroger 4 responsables politiques arabes. Ils sont visés par des soupçons d'ingérence électorale. Parmi eux figurent Ahmad Tibi, président de Ta'al, Mansour Abbas, chef de Ra'am, et Sami Abu Shehadeh, président de Balad. Un quatrième député, dont l'identité ne peut pas être rendue publique, est également concerné.
Selon le Jerusalem Post, la procureure générale a refusé la demande, tandis que d'autres médias évoquent seulement une autorisation non encore accordée. Elle a répliqué : « Dans un État de droit, il est impossible d'interroger des citoyens ou des responsables élus sans des preuves qui le justifient ».
Les enquêteurs disposeraient d'éléments sérieux concernant ce député. Selon i24NEWS, seuls les documents le concernant ont été transmis à la procureure générale, et aucun interrogatoire n'a encore eu lieu. Deux jours après la création d'une équipe d'enquête conjointe avec la police, le Shin Bet n'avait toujours pas remis ses documents aux enquêteurs.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahou affirme que les élections en Israël ont été entachées de fraude. Le Likud accuse la procureure générale de « tenter de dissimuler la vérité aux citoyens d'Israël ».
✦ L'essentiel en questions
David Zini, chef du Shin Bet, a demandé l'autorisation à la procureure générale Gali Baharav-Miara. Les soupçons portent sur une présumée ingérence dans les élections. Ils visent Ahmad Tibi, Mansour Abbas, Sami Abu Shehadeh et un quatrième député dont l'identité ne peut pas être rendue publique.
Selon le Jerusalem Post, la procureure générale a refusé la demande, tandis que d'autres médias évoquent une autorisation non encore accordée. Elle réclame des preuves avant toute audition. Elle a répliqué que « dans un État de droit, il est impossible d'interroger des citoyens ou des responsables élus sans des preuves qui le justifient ».
Le Likud accuse la procureure générale de « tenter de dissimuler la vérité aux citoyens d'Israël ». Le parti avait baptisé l'affaire « Ra'amgate » la semaine précédente. Benjamin Netanyahou affirme pour sa part que les élections en Israël ont été entachées de fraude.

