
Photo : Bar-Ilan University — CC BY-SA 2.0
La justice inculpe un professeur de l'université Bar-Ilan (près de Tel-Aviv) pour un projet d'attentats anti-arabes
Le parquet de l'État a déposé un acte d'accusation auprès du tribunal de district central de Lod contre un enseignant de mathématiques de l'université Bar-Ilan, un homme d'une soixantaine d'années originaire de Petah Tikva. Selon le parquet, il a conçu et planifié pendant plusieurs années un projet visant à tuer plusieurs centaines de citoyens arabes israéliens, dont des Bédouins, ainsi que des Arabes de Jérusalem-Est et de Judée-Samarie.
Le suspect avait baptisé son plan « AYAT », un acronyme hébreu signifiant que le peuple mettrait en œuvre un transfert. D'après l'acte d'accusation, le projet prévoyait 72 terroristes juifs répartis en 12 cellules de 6 membres, armés de pistolets, fusils, haches et marteaux, pour lancer des attaques simultanées par surprise dans des villes mixtes et des localités arabes. Le plan envisageait aussi un appui d'éléments subversifs infiltrés au sein de Tsahal, incluant des bombardements de zones arabes par l'aviation, l'artillerie et les blindés.
Pendant un an et demi, l'homme a tenté sans succès de recruter des partisans. Il a aussi mené une reconnaissance autour de Touba-Zangariyé, qu'il comptait inclure comme cible principale. Il envisageait d'approcher Moshe Feiglin, candidat sur la liste Zehout aux élections pour la 26e Knesset, pour le recruter puis l'utiliser afin d'attirer d'autres activistes.
Feiglin n'a jamais répondu à ses sollicitations. Il y a environ un mois, le suspect lui a adressé une lettre d'extorsion le menaçant de la rendre publique s'il ne coopérait pas. Il a ensuite remis cette lettre à une voisine de Feiglin puis distribué des copies, accompagnées d'une menace similaire, au directeur général du parti Zehout lors d'un événement au marché Mahané Yehouda de Jérusalem.
Le tribunal a imposé une interdiction de publication du nom du suspect, qui fait face à des chefs d'accusation de préparation d'acte terroriste, extorsion par menaces et entrave à la justice. Le parquet demande son maintien en détention jusqu'à la fin de la procédure.


