
La France et plusieurs pays alliés imposent des sanctions au ministre Bezalel Smotrich
La France a sanctionné Bezalel Smotrich. Le ministre israélien des Finances se voit interdire l'entrée sur le territoire français, après l'annonce de Jean-Noël Barrot, chef de la diplomatie française, ce mardi.
Paris ne s'arrête pas là. La France sanctionne également 4 dirigeants d'organisations de résidents des implantations et 21 colons désignés comme « violents ». Selon le Spokesman-Review, la France travaillait depuis plusieurs jours avec d'autres pays à la mise en place de sanctions nationales concertées visant des individus liés à la violence en Judée-Samarie.
Six pays ont agi de concert. Le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et la Norvège ont rejoint la France pour imposer conjointement des mesures à 6 organisations ou associations et à un citoyen israélien, accusés d'avoir facilité cette violence. Le Royaume-Uni a également adressé une recommandation formelle aux entreprises britanniques pour qu'elles évitent toute activité dans les implantations israéliennes.
Londres sanctionne aussi Ben-Gvir. Selon la BBC, les deux ministres, Smotrich et Ben-Gvir, se voient interdire l'entrée au Royaume-Uni et leurs avoirs sur le sol britannique seront gelés. La BBC précise que David Lammy, chef de la diplomatie britannique, avait qualifié les propos de Smotrich sur le « nettoyage » de Gaza d'extrémisme « monstrueux » le mois dernier aux Communes.
D'autres mesures ont précédé ces sanctions. Le mois dernier, le Royaume-Uni a rompu ses négociations commerciales avec Israël. Une déclaration conjointe des dirigeants britannique, français et canadien a averti qu'Israël risquait de violer le droit international, selon la BBC.
Israël a rejeté ces mesures. « Il est scandaleux que des représentants élus et des membres du gouvernement soient soumis à ce type de mesures », a déclaré un porte-parole du gouvernement, selon la BBC.


