
La Cour suprême ordonne la reprise des visites de la Croix-Rouge aux prisonniers palestiniens
Le jugement émane d'une Cour composée du président Isaac Amit, du vice-président Noam Solberg et de la juge Dafna Barak-Erez. Les 3 magistrats concluent que le maintien de cette interdiction viole les droits fondamentaux des détenus. L'affaire Bagatz 1537/24 avait soulevé la légalité de la politique gouvernementale d'exclusion de l'organisation humanitaire des établissements pénitentiaires hébergeant les prisonniers de sécurité terroristes.
Le verdict déclenche des réactions très virulentes au sein du gouvernement. Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, fustige « une décision honteuse de juges déconnectés, assis dans leur tour d'ivoire, qui continuent à s'occuper des terroristes alors que les citoyens israéliens paient le prix du terrorisme ». Il exige une « réforme maintenant ».
Les tensions dépassent largement les déclarations politiques. Le domicile du juge Solberg a subi des dégâts importants. Des croix rouges y ont été peintes, cristallisant publiquement l'opposition radicale à cette décision.
✦ L'essentiel en questions
La Cour suprême ordonne la reprise des visites de la Croix-Rouge aux prisonniers palestiniens terroristes. L'interdiction appliquée depuis deux ans et demi doit être levée. La Cour estime que cette interdiction viole les droits fondamentaux des détenus.
Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir dénonce une décision « honteuse » et réclame une « réforme ». Il critique des « juges déconnectés » qui s'occupent des terroristes pendant que les citoyens israéliens « paient le prix du terrorisme ».
La Cour était composée du président Isaac Amit, du vice-président Noam Solberg et de la juge Dafna Barak-Erez. C'est l'affaire Bagatz 1537/24 qui a conduit à ce jugement en faveur de la levée de l'interdiction.


