
La Cour suprême examine la fin des abonnements publics au journal Haaretz
Le gouvernement a pris cette décision suite à des déclarations controversées d'Amos Shoken, éditeur du journal. À Londres, Shoken a appelé à imposer des sanctions et au boycott d'Israël. Il a également qualifié les terroristes du Noukhba de « combattants de la liberté ».
L'avocat Ilan Bombach, représentant le gouvernement, a déclaré : « Un État qui veut vivre ne doit pas financer activement un journal qui poursuit ses soldats ». Bombach a souligné que « les articles du journal trouvent leur place comme des articles de propagande contre nous à l'ONU et à la Cour pénale internationale de La Haye ». Il a critiqué la conseillère juridique Gali Baharav-Miara pour son refus de défendre la décision.
36 familles endeuillées se sont jointes aux débats via l'organisation Betsalmo. Leur avocat, Yehuda Foua, a déclaré : « Je suis venu à la Cour suprême au nom de 36 parents endeuillés qui ont perdu ce qu'ils avaient de plus cher ». Foua a affirmé que « M. Shoken n'a jamais officiellement renié son appel au boycott de l'État d'Israël ». Il a critiqué les conseillers juridiques pour ne pas avoir examiné les propos controversés de Shoken.
Foua a soutenu que le refus de la conseillère juridique de prendre en compte les déclarations de Shoken « met directement en danger à la fois notre sécurité et la démocratie israélienne ».
✦ L'essentiel en questions
La Cour examine la décision du gouvernement de cesser les abonnements et publications officielles au journal Haaretz, suite aux déclarations controversées d'Amos Shoken appelant au boycott d'Israël et qualifiant les terroristes du Noukhba de combattants de la liberté.
Le gouvernement estime que les articles du journal servent de propagande à l'ONU et à la Cour pénale internationale. Il argue également que Shoken a promu le boycott d'Israël, justifiant la fin du soutien public au journal en temps de guerre.


