
JD Vance et la délégation iranienne arrivent en Suisse pour reprendre les négociations
À son arrivée, Ghalibaf a déclaré : « Je considère que les enfants opprimés de Minab et tous les chers martyrs d'Iran observent chacune de mes actions et de mon comportement à chaque instant. Si Allah le veut, je n'aurai pas honte devant les martyrs opprimés et la nation iranienne, et je retournerai la tête haute vers mes camarades. »
Ces pourparlers, initialement prévus vendredi 19 juin au complexe de Bürgenstock, avaient été reportés après que Téhéran a suspendu le déplacement de sa délégation en raison des opérations militaires israéliennes au Liban sud. Selon le Jerusalem Post, l'envoyé américain Steve Witkoff a également fait route vers la Suisse, tandis que le conseiller Jared Kushner était déjà présent sur place. Les discussions s'inscrivent dans une période de 60 jours visant à conclure un accord nucléaire entre Washington et Téhéran.
Le Pakistan s'est joint aux médiateurs. Selon un communiqué du ministère pakistanais des Affaires étrangères, le Premier ministre Shehbaz Sharif et le chef de l'armée Asim Munir ont quitté Islamabad pour Zurich afin de tenir des entretiens en marge des négociations. Le Qatar, représenté par son Premier ministre Mohammad Bin Abdul Rahman al-Thani, assure également la médiation, selon le Jerusalem Post citant Axios.
La question libanaise pèse sur les discussions. Le vice-président du conseil politique du Hezbollah, Mahmoud Kammati, a affirmé que Téhéran avait assuré au président du Parlement libanais Nabih Berri que le retrait d'Israël du Liban figurerait parmi les points centraux des 60 jours de négociations. Selon l'Institute for the Study of War, l'Iran cherchera à pousser Washington à contraindre Israël à cesser ses opérations contre le Hezbollah au Liban.
Un responsable des Gardiens de la Révolution a prévenu : « Quand un accord reste sur le papier, le flux d'énergie au Moyen-Orient s'arrête aussi. »


