
Israël et le Liban s'accordent sur 4 nations pour superviser le désarmement du Hezbollah
Israël et le Liban ont convenu d'une liste de 4 pays susceptibles de déployer des troupes au Liban pour vérifier le désarmement du Hezbollah : le Royaume-Uni, l'Italie, la Suisse et l'Indonésie. Cette sélection a émergé de pourparlers conduits à Rome la semaine dernière sous médiation américaine, selon Reuters.
Ces négociations s'inscrivent dans le cadre d'un accord conclu en juin, qui lie le retrait progressif d'Israël du Liban au désarmement du Hezbollah. La liste représente ainsi le premier terrain d'entente concret entre les deux parties sur la composition du mécanisme de supervision.
Selon trois sources citées par Reuters, les pays retenus pourraient contribuer de trois manières distinctes : aider à définir la portée du mécanisme, fournir du personnel pour superviser sa mise en œuvre, ou envoyer des troupes pour observer ou participer aux inspections de désarmement. Le scénario le plus probable verrait ces forces déployées sur invitation formelle du gouvernement libanais, dans un cadre avalisé par Israël.
La composition de la liste reflète des contraintes politiques précises. Les États-Unis et Israël écartent tout rôle de l'ONU dans ce dispositif. Côté européen, certaines nations pourraient refuser une supervision placée sous l'égide du Conseil de paix du président Donald Trump. La Suisse, pays neutre, et l'Indonésie, première puissance musulmane du monde, figurent manifestement dans cette liste pour répondre à ces sensibilités antagonistes.
Le choix de l'Indonésie mérite attention : Jakarta n'entretient pas de relations diplomatiques avec Israël, mais sa présence dans la liste traduit une volonté de donner des garanties au Liban et à ses partenaires arabes sur la nature du mécanisme.
Les pourparlers de Rome constituent la dernière salve de négociations entre les deux pays sur l'application de l'accord de juin. Un mandat formel pour la présence de ces troupes reste à négocier entre toutes les parties.

