
États-Unis : l'Iran a 36 heures pour ouvrir le détroit d'Ormuz et cesser les tirs
Washington pose un ultimatum. Un responsable américain a donné 36 heures à l'Iran pour remplir 2 conditions majeures du cessez-le-feu : l'ouverture du détroit d'Ormuz et l'arrêt complet des tirs. Passé ce délai, l'escalade pourrait reprendre, a-t-il averti.
Le détroit d'Ormuz, crucial pour le commerce mondial du pétrole, demeure au cœur des négociations. L'Iran, qui avait fermé partiellement ces eaux après les tensions régionales, doit lever cette restriction. Simultanément, Washington exige la fin des opérations iraniennes, notamment celles de ses groupes proxy.
Téhéran durcit le ton en retour. Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, a réagi en posant un choix binaire : « Les États-Unis doivent choisir, cessez-le-feu ou poursuite de la guerre par Israël. Ils ne peuvent pas avoir les 2. » Le ministre dénonce les « actes de massacre au Liban » et place la responsabilité sur Washington. « La balle est dans le camp américain, et le monde regarde pour voir si les États-Unis tiendront leurs engagements », a-t-il ajouté.
Cette déclaration révèle le clivage fondamental : l'Iran refuse l'idée d'un cessez-le-feu unilatéral qui permettrait à Israël de continuer les opérations. Les 36 heures constituent une fenêtre de négociation critique. Chaque côté teste la détermination de l'autre. Pour Washington, il s'agit de vérifier si Téhéran accepte vraiment un accord. Pour Téhéran, le défi consiste à maintenir sa posture de puissance régionale sans basculer dans une escalade totale.


