Donald Trump a annoncé jeudi 31 juillet sur Truth Social la conclusion d'un accord « historique » prévoyant « le désarmement complet du Hamas et de tous les autres groupes armés à Gaza ». Si le plan vise l'ensemble des factions, aucune confirmation n'indique que le groupe terroriste du Jihad islamique palestinien a accepté de désarmer.
L'accord, négocié au Caire avec les médiateurs américains, égyptiens, qataris et turcs, prévoit que les armes soient remises au Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), une structure technocratique palestinienne, sous supervision du Conseil de la Paix créé par Trump. Les responsables américains évoquent entre 200 et 350 jours pour achever le processus. Israël n'est pas impliqué directement.
Les contours restent flous. Ghazi Hamad, membre de l'équipe de négociation du Hamas, a déclaré au Wall Street Journal : « Nous n'avons pas parlé de désarmement, ni de remise des armes. » Il précise qu'un recensement puis un stockage des armes par le NCAG est envisagé, non une reddition.
Israël maintient sa position. Selon une source sécuritaire, « Israël n'a aucune intention d'arrêter les frappes à Gaza, tant que le Hamas ne se désarme pas complètement », avec insistance sur un désarmement total et non un simple stockage. Au sein du commandement de la région Sud de Tsahal, aucune nouvelle directive n'a été reçue.