
Des pays arabes auraient planifié une normalisation de façade pour préparer une guerre contre Israël
Des responsables d'un pays de la région ont conseillé à un autre État voisin de conclure un accord avec Israël dans le seul but de « l'endormir », tout en se préparant à une confrontation militaire. L'information, confirmée par la censure israélienne au Jerusalem Post (quotidien israélien), a été rendue publique lundi.
Selon un rapport diffusé en premier par Kan (diffuseur public israélien), des responsables du premier pays ont tenu ces propos lors de discussions récentes avec leurs homologues. Ils leur ont recommandé de faire preuve de « flexibilité tactique » vis-à-vis d'Israël et de travailler à la conclusion d'un accord. L'objectif déclaré n'était pas une réconciliation durable, mais d'exploiter la période de calme ouverte par cet accord pour préparer une future guerre.
Les responsables auraient ainsi conseillé de signer un accord avec Israël avec l'intention déclarée de le violer ultérieurement, tout en menant en parallèle les préparatifs d'une confrontation militaire de plus grande envergure.
Les identités des deux pays impliqués n'ont pas été divulguées. Le Jerusalem Post précise que la censure israélienne a validé la publication de ces informations, ce qui en confirme le caractère sensible sur le plan sécuritaire.
L'affaire révèle une stratégie de normalisation de façade : utiliser le cadre diplomatique d'un accord pour obtenir un répit stratégique, sans intention d'en respecter les termes. Cette approche, si elle était mise en œuvre, placerait Israël dans une posture de vulnérabilité en réduisant sa vigilance pendant une phase de préparation hostile.
Kan, qui a publié l'enquête en premier, cite des sources proches des discussions intervenues « au cours des derniers mois ».

