Une installation électrique jouxtant la centrale nucléaire de Bushehr a été touchée dans la nuit du 22 au 23 juillet, lors de la 11e nuit consécutive de frappes américaines contre l'Iran. Le gouverneur de la province de Bushehr a confirmé qu'un missile américain avait visé la centrale thermique, à proximité immédiate du seul réacteur nucléaire civil iranien.
Selon CENTCOM, les bombardiers B-1 engagés cette nuit ciblaient des centres d'opérations des Gardiens de la Révolution, des infrastructures maritimes, des hangars d'aéronefs et des dépôts de drones. L'objectif déclaré reste la dégradation du dispositif iranien autour du détroit d'Ormuz. Des explosions ont été signalées dans 7 provinces iraniennes.
La frappe sur Bushehr intervient après que Trump a annoncé mardi que Washington envisageait de viser un site souterrain fortifié près d'une installation d'enrichissement d'uranium. Téhéran avait aussitôt averti qu'une telle attaque constituerait « une escalade majeure ». L'Iran affirme que frapper des installations nucléaires ou « sensibles » franchirait une ligne rouge.
Le cessez-le-feu, déjà fragilisé, semble désormais rompu. Des efforts diplomatiques se poursuivent au Pakistan, où le ministre iranien de l'Intérieur a rencontré des médiateurs. Trump a déclaré que les Iraniens « veulent désespérément nous rencontrer pour tenter d'y mettre fin » et a ajouté : « jusqu'à ce qu'ils soient prêts à se rencontrer de manière significative, nous n'avons aucun intérêt ».