
Bloomberg publie l'intégralité du mémorandum d'entente entre les États-Unis et l'Iran
Selon Bloomberg, l'accord prévoit une cessation immédiate des hostilités sur tous les fronts, y compris au Liban. L'Iran s'engage par déclaration à ne pas développer d'armes nucléaires et à maintenir le statu quo de son programme pendant 60 jours de négociations. En contrepartie, Washington s'engage à lever le blocus naval, à ne pas imposer de nouvelles sanctions, à débloquer les avoirs iraniens gelés et à autoriser l'Iran à vendre son pétrole via des dérogations temporaires. L'accord prévoit également la création d'un fonds de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran, financé par les États-Unis et des partenaires régionaux.
L'Institute for the Study of War (ISW) avertit que l'Iran tente de structurer le mémorandum pour réduire le levier américain avant les négociations nucléaires. L'accès anticipé aux avoirs gelés permettrait à Téhéran de se retirer plus facilement des pourparlers ou de reconstituer ses forces militaires si les négociations échouent.
L'évaluation du renseignement israélien va dans le même sens : Mojtaba Khamenei ne souhaiterait pas d'accord final, et l'Iran chercherait à prolonger les discussions pour réduire le délai nécessaire à l'atteinte d'une capacité nucléaire.
L'ancien responsable à la sécurité nationale américain John Bolton a formulé un jugement sans nuance : «Les Iraniens ont joué avec Trump comme avec un violon. C'est pour ça qu'ils ont obtenu l'accord qu'ils voulaient. Les Iraniens peuvent le voir, ils ont vu pendant des semaines, sinon des mois, qu'il était désespéré d'obtenir un accord. Et ils l'ont manipulé.»
Depuis la signature du mémorandum dimanche, l'Iran aurait lancé plusieurs drones contre des navires dans le détroit d'Ormuz, tous interceptés par l'armée américaine. Le ministre des Finances israélien Bezalel Smotrich a pour sa part déclaré qu'Israël ne procéderait à aucun retrait du Liban et préserverait «la pleine liberté d'action de Tsahal au Liban».


