
Photo : U.S. Department of State
Benny Gantz (chef de Bleu-Blanc) renonce à se présenter aux élections israéliennes
Benny Gantz a annoncé lundi qu'il ne se présenterait pas aux élections législatives du 27 octobre, 8 jours avant le scrutin. Le chef de Bleu-Blanc a justifié sa décision par la recherche d'un gouvernement d'union. « Je ne me présenterai pas aux prochaines élections. Je continuerai à me battre pour l'unité. C'est la seule solution qui empêchera un nouveau désastre et protégera Israël face à tous les défis, intérieurs et extérieurs », a-t-il déclaré.
Le revirement est brutal. Il y a une semaine à peine, Gantz affirmait encore : « Je suis dans la course jusqu'au bout. » Les sondages plaçaient pourtant Bleu-Blanc sous le seuil d'éligibilité, selon i24news.
Dans son entourage, on assure qu'aucune promesse ne lui a été faite en échange de son retrait et qu'il continuera à pousser depuis l'extérieur pour un gouvernement d'union nationale, selon Israel Hayom.
Les réactions de l'opposition ont été rapides. Gadi Eisenkot, chef du parti Yashar, a salué une « décision juste et responsable », qualifiant ce scrutin du « plus décisif depuis la fondation de l'État ». Yaïr Golan, chef des Démocrates, a lui aussi estimé que Gantz avait pris « une décision responsable à une heure décisive pour l'avenir d'Israël », selon Ynet.
En interne, le choix n'a pas fait l'unanimité : l'équipe professionnelle du parti aurait poussé dans ce sens, tandis qu'une partie des cadres de Bleu-Blanc aurait averti qu'il ne fallait « pas brûler des voix pour rien ».
✦ L'essentiel en questions
Les sondages plaçaient depuis plusieurs semaines son parti Blue and White sous le seuil d'éligibilité à la Knesset. Gantz avait pourtant affirmé une semaine plus tôt vouloir aller « jusqu'au bout ». Son entourage assure qu'aucune contrepartie ne lui a été promise en échange de ce retrait.
Les élections se tiennent le 27 octobre, soit huit jours après l'annonce du retrait de Benny Gantz. Celui-ci a annoncé sa décision un lundi, précisant qu'il continuerait à militer pour un gouvernement d'union nationale depuis l'extérieur du jeu électoral.
Gadi Eisenkot, chef du parti Yashar, a salué une « décision juste et responsable » lors d'élections qu'il juge décisives depuis la fondation de l'État. Yaïr Golan, des Démocrates, a tenu des propos similaires, évoquant une décision responsable pour l'avenir d'Israël.
Selon son entourage, Gantz entend continuer à pousser pour un gouvernement d'union nationale depuis l'extérieur du Parlement. Il avait justifié son retrait en affirmant vouloir protéger Israël face aux défis intérieurs et extérieurs par cette seule voie, selon lui.
Non. Si l'équipe professionnelle du parti aurait poussé pour ce retrait, une partie des cadres de Blue and White aurait averti qu'il ne fallait pas gaspiller des voix inutilement, selon des informations rapportées par Ynet.

