Benjamin Netanyahou doit s'exprimer devant l'Assemblée générale des Nations unies à New York, ce jeudi vers 21 heures, heure d'Israël. Le discours, d'une quarantaine de minutes, est attendu sur le réarmement iranien et ses programmes nucléaire et balistique, à un mois des élections en Israël.
Le Premier ministre est arrivé à New York plus tôt dans la journée, escorté par la police de la ville. Son bureau a précisé qu'il rencontrera les présidents de l'Argentine, de la Bolivie, du Paraguay, du Panama et de l'Éthiopie, ainsi que le vice-président de la Colombie et les Premiers ministres de la Grèce, de la Slovénie et de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. « De nombreux dirigeants ont demandé à rencontrer le Premier ministre durant sa visite, mais en raison d'un emploi du temps chargé et de la nécessité de rentrer avant le début de la fête de Souccot, le Premier ministre n'a pu répondre favorablement qu'à une partie de ces demandes », a indiqué son bureau. Aucune rencontre avec Donald Trump n'est prévue.
Netanyahou a annoncé des « surprises » pour son intervention, dans une vidéo diffusée avant son départ, selon Fox 5 New York. Il devrait aussi s'adresser au maire de New York Zohran Mamdani, qui l'avait accusé de crimes de guerre, selon le Times of Israel.
Mahmoud Abbas s'est exprimé mercredi devant la même tribune, par message enregistré, affirmant que « le peuple palestinien traverse l'une des périodes les plus dangereuses de son histoire ». Le président de l'Autorité palestinienne a réclamé une adhésion pleine à l'ONU et le déblocage de fonds retenus par Israël. La diplomatie israélienne a répondu que « l'Autorité palestinienne enseigne la haine et glorifie la violence contre les Israéliens ».
Le président iranien Massoud Pezeshkian s'est également adressé à l'Assemblée générale mercredi, affirmant qu'Iran et Gaza restaient engagés dans la « résistance ». Netanyahou doit prendre la parole ce soir.