
À J-2 de la fin du cessez-le-feu, les négociations s'intensifient à Islamabad
Le Pakistan intensifie ses efforts diplomatiques pour convaincre l'Iran de participer aux pourparlers nucléaires à Islamabad, tandis que Washington et Téhéran demeurent aux positions irréconciliables sur l'enrichissement d'uranium.
Le ministre de l'Intérieur pakistanais a informé l'ambassadeur iranien des préparatifs des négociations, soulignant la nécessité d'une solution diplomatique durable pour réduire les tensions régionales. Les 2 pays conviennent de l'urgence d'un dénouement, mais les fossés restent profonds sur les questions fondamentales.
Washington exige l'abandon complet de tout enrichissement nucléaire et le retrait de l'uranium enrichi du territoire iranien. Téhéran, de son côté, demande des compensations pour les dégâts de guerre, la levée des gels d'actifs internationaux et la réouverture du détroit d'Ormuz, fermé depuis le 18 avril en réaction au blocus naval américain.
Un haut responsable israélien a exprimé les doutes dominants : « Nous avons du mal à envisager une situation où le régime iranien accepterait de renoncer totalement au projet nucléaire et de retirer l'uranium enrichi du sol iranien. »
À Islamabad, les délégations se concentrent sur un plan en 6 points élaboré aux pourparlers précédents. Les négociateurs américains et iraniens reprennent les discussions cette semaine, bien que Téhéran ait initialement déclaré qu'il n'enverrait pas de délégation permanente.


