
Photo : SGT Aiden Griffitts / U.S. Army
À Gaza, les commerçants suspendent l'entrée des marchandises face aux menaces du Hamas
Les commerçants privés palestiniens ont annoncé la suspension de la coordination des camions de marchandises vers la bande de Gaza, jusqu'à nouvel ordre. Le coordinateur des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT), le général Yoram Levy, en a informé jeudi des hauts responsables de la communauté internationale par lettre.
La lettre a été adressée au représentant spécial pour Gaza du Conseil de paix, Nikolai Mladenov, au commandant de la Force de stabilisation internationale, le général Jasper Jeffers, et au coordinateur humanitaire de l'ONU pour la région, Ramiz Alakbarov.
La suspension fait suite à l'arrestation du fils d'un commerçant par les services de sécurité du Hamas, emprisonné pour avoir refusé de payer les exigences fiscales de l'organisation terroriste. Par crainte pour leur vie, les commerçants ont cessé toute coordination.
Le Hamas exigerait environ 10 000 shekels par camion de marchandises entrant dans l'enclave, et obligerait les commerçants à vendre près de 30 % de leurs marchandises en espèces. Ce mécanisme de taxation aurait été étendu aux petits commerçants, et le Hamas prévoirait de l'appliquer aussi à l'eau potable.
Le secteur privé représente environ 50 % des camions entrant chaque semaine dans la bande de Gaza. Son arrêt menace la capacité d'Israël à atteindre l'objectif de 600 camions par jour fixé par l'accord de cessez-le-feu.
Le coordinateur a averti que le Hamas profiterait de l'arrêt des activités du secteur privé pour « diffuser de fausses allégations » sur le manque de marchandises et le non-respect de l'accord par Israël. Le COGAT a appelé les acteurs internationaux à agir immédiatement pour empêcher l'ingérence du Hamas dans l'acheminement de l'aide.


